communiqué sur la lutte des habitants du 168 Wilson

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Les explusées (qui sont toujours là !) et le collectif des soutiens qui se sont concertés tant bien que mal ces derniers jours, vu la situation particulièrement difficile dans laquelle le démantèlement du campement les a laissé, ont rédigé un petit communiqué validé hier soir, que nous relayons ici intégralement.
Ils donnent rendez-vous la semaine prochaine aux soutiens (à une date et un lieu qui reste à déterminer) pour une réunion qui permettra de faire le point de la situation et de décider des suites de leur action. Qu’ils restent déterminés à poursuivre.
Le point sur la lutte des habitants du 168 Wilson – mercredi 28 décembre 2016 :
Après le démantèlement, le vendredi 16 décembre, par le Préfet, des campements au dessus de l’autoroute, les habitants du 168 Wilson n’ont eu aucune proposition d’hébergement. Plus, ils se sont fait refouler, alors qu’ils venaient demander à être hébergés, à la porte du gymnase N. Mandela réquisitionné par le Préfet.
Ils ont été alors hébergés plusieurs jours dans une salle paroissiale de Saint Denis, puis dans le local du PCF, et accompagnés par une immense solidarité des réseaux militants et des habitants de la ville.
Lundi 19 décembre une large délégation des habitants du 168 et du collectif de soutiens avait été reçue par des élus de la ville de Saint Denis qui avaient confirmé leur soutien, décliné à travers les 4 points abordés
: « A demander à la Préfecture et au propriétaire l’organisation d’une table ronde composée de représentants de la Préfecture, du propriétaire du 168 avenue Wilson, du collectif et de la Mairie ;
– A demander à la Préfecture la liste des habitants qu’elle assure avoir établie lors de l’expulsion ;
– En lien avec le Secours catholique, à organiser dès le mardi 20 décembre une domiciliation individuelle des habitants expulsés du 168 avenue Wilson ;
– A continuer de rechercher une solution éventuelle d’hébergement temporaire. »
Les hébergements ont pris fin le mardi 27 décembre sans aucune autre proposition.
Le Maire à qui nous avons demandé un RDV nous a fait savoir qu’il ne nous recevrait pas.
Le Préfet dans la réponse qu’il adresse au Maire continue a affirmer que les habitants du 168 n’ont pas de droits,
à les ignorer en les renvoyant cyniquement vers un 115 dont il sait pertinemment qu’il n’est pas une solution.
Nous sommes déterminés nous les habitants du 168 à continuer la lutte pour faire valoir nos droits.

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